Strate me reveil en m'annonçait : "Putain on est vraiment des connards...". Je lui répond un stoique "Euh ouais, ça je sais et alors.. ?". En fait il voulait dire par là que les bières de la veille nous avait oublié le décallage horaire et donc qu'au lieu de se lever comme des routards qui se respecte (ou pas) à 9H3O, on se reveille pourravement à 10H30. Autant dire que la journée s'annonçait Rock n' Roll.
On vide la piole, charge la voiture, paie l'hotel en saluant charleureusement Christina, notre hote, et on pars en trombe direction le Castel Peles. On a dut faire 200 mètres avant d'arriver aux portes du domaine Peles (Ca valait le coup de bouger la caisse ça...). 10 Lei de parking plus tard (Ca valait vraiment le coup de quitter notre parking gratuit c'est sur...) nous voilà en train d'arpenter le pentu chemin pavé qui mène au chateau.
D'extérieur, le chateau colle bien à l'image qu'on se faisait des chateaux Transylvanien : Architecture riche mais efficace, tronant en haut d'une colline, Tours effilées pointant haut dans le ciel, ...
On entre dans un petit hall reconditionné en reception et on prend acte des consigne. Il faut laisse ses sacs à l'entrée, il faut mettre des patins pour pas habimer le parquet, et, pour finir, il y a une taxe de 10€ pour qui veut prendre des photos à l'intérieur. On se regarde, se demande où on est tombé. Finalement, on se dit qu'ils doivent en rajouter un peu, et que ce n'est qu'un chateau lambda qui ne mérite pas ses 10€ de photos. Qui plus est, c'est juste payé pour avoir le droit de shooter, les photos resterait la propriété du chateau, donc pas moyen de les exploiter. Bref, je laisse mon Canon le coeur léger.
La visite commence. Le guide à un accent anglo-roumain complement imbitable, on comprend vite fait qu'il nous invite a monter les marches cossues qui nous amenenront au Hall d'honneur. On commence à monter, on lève la tête, et là commence à marcher au ralenti, les yeux écarquillés. Strate lache "Putain, on nous croira jamais !!". Je pensais exactement la même chose.
Jamais j'avais vu une telle décoration. Le chateau renforme un patrimoine incroyable. Pas un centimetre carré n'est pas travaillé, réfléchi, annobli. Les boiseries sortent des anciens ateliers de Vienne, les murs recouverts de toiles à l'huile feraient palir un couloir du louvre, un salle d'arme halucinante avec une vraie épée à deux mains qui a servi à tuer de vrai gens (oui oui), des passages secrets dans la bibliotèque, une salle de théatre de 60 places, des salons orientaux, ... Bref, j'ai regretté de ne pas avoir payé cette foutue taxe pour vous montrer ce que j'ai vu làbas.
On ressort du chateau assez tard, trop tard pour enchainer sur le deuxième petit chateau du domaine. On a qu'une idée en tête, trouver cette Satanée Taverna. Et je peux vous dire que c'est pas simple sérieux. On était de jour, en voiture, pas d'ours à l'horizon, ... On a quand même dut demander à plusieurs personnes sur le chemin avant d'enfin pouvoir entrevoir l'enseigne de la désormé célèbre Tarverna !
Et je peux vous dire que notre repas a été à la hauteur de nos attentes. On a pris une bonne commande de gars qui n'en voulaient. Entrée de 5 spécialités, salades mixtes, pommes de terre maison et spécialités du chef. Et là, c'est le drame... La spécialité était une chose assez étrange : Un steack haché fourré au jambon et au lard ! Et le tout, dans un amalgame de 500g au bas mot. Alors c'était trés bon, aucun soucis la dessus. Mais impossible de finir les 6 assiètes qui peuplaient notre table. On s'est litteralement pété le bide ! A noter quand même que le couple qui venait de s'installer derriere nous avait pris le même que nous, mais pour deux !! Ca me rassure quelque part...
On quitte la Taverna le coeur léger (ou pas) et on quitte dans la foulée cette jolie ville de Sinaia, direction Brasov.
Aprés une route difficile mais magnifique. Chemin sinueux entre au coeur des vallées forestières de transtylvanie. Un régal pourles yeux, un peu moins pour les amortisseurs.
L'arrivée dans Brasov se fait pas sa banlieue et sa zone commerciale. Gigantesque et peu glamoure, on déchante un peu. On pensait tomber sur une capitale de la transylvanie typique et charmante, et on tombe sur une grande ville assez banale d'apparence. On visite un hotel, glauquissime, on repart pour en trouver un autre, mais rien y fait, Brasov ne nous plait pas. Je suis sur que cette ville peut etre trés agréable, mais ça n'a pas été le coup de foudre.
Dommage donc, ou pas ! Car nous décidons illico de faire route vers Bran, hotspot de notre itiniraire transylvanien.
On fonce donc vers Bran et Strate repère sur le loneny planet une petite villa sympa, genre gite chez l'habitat, la Villa Bran. Bran est une petite ville, trés connue pour son chateau, et niveau couchage, il ne fallait pas faire les difficiles.
On arrive surla route principale et on commence un chercher la rue du gite. Comme à notre habitude, on se paume un peu, on tourne et vire et trouve enfin la bonne route. La route se transforme en chemin de boue au de bout de quelques metres, ça grimpe, on est tout content, on sent que ça va etre roots comme étape. Et là, contre toutes attentes, au détour d'un virage, on tombe sur un grand panneau en pvc rouge et blanc avec placardé dessus : VILLA BRAN. On s'avance un peu surpris, et on tombe sur un camp de vacance ! Tu parle d'un petit gite chez l'habitant. 6 chalets immenses avec une 10 de chambres chacun, un resto, un cours de tennis, une quinzaine d'animateurs, des jeux, un bar, une terrasse, ... Bref, un véritable club med au milieu de la campagne.
On y passera une trés bonne soirée. Découverte de la bière "Ursus" (comprendre Ours ^^), parti de billard endiablé ou Strate y a perdu un jean et la partie, courses de mario kart où Strate s'est salement vengé du billard et bon un bon repos bien mérité aprés cette grosse journée. A noter que nous n'avons pas manger le soir, Tarverna quand tu nous tiens...
Et voilà pour notre Mercredi...